Fan de pirates depuis mon plus jeune âge, il y a dix jours, je croisais au large du Sénat le Capitaine Fracasse des baleiniers japonais, un pirate des temps modernes plus connu sous le le nom de Capitaine Watson, emblème de l'ONG Sea Shepherd International.
Hormis un physique entre Hemingway et le Capitaine Haddock, un pavillon noir à tête de mort flottant sur son navire, ne nous y trompons pas, c'est bien là la réincarnation de Moby Dick en marin d'eau dure prêt à couler par le fond les braconniers des mers et autres bio-pirates naviguant sur ses flots.
Que vous soyez un thon, une petite morue, une grosse baleine, ou un requin des bas fonds, il tombera sous votre charme et passera à la planche de sa flotte tous ceux qui oseraient vous toucher une écaille.
Si les états renoncent à faire respecter les lois de la CITES en matière de quotas de pêche sur leurs eaux territoriales, lui veille, recense, agit, s'interpose, poursuit, informe, somme et attaque ces pilleurs aquatiques pilotés en sous-main par une politique économique à la "Titanic".
Ce n'est pas le Capitaine Igloo qui dirige ce trafic stupéfiant de pêches illégales de thons rouges, de baleines et autres, mais de vulgaires tatoués à la solde des Yakuzas et de traders trépanés. Watson nous rappelle cela , tout comme, ces gigantesques entrepôts frigorifiques construits par Mitsubishi au Japon où sont stockés des thons rouges congelés par milliers dans l'attente impatiente de leur disparition imminente qui verrait exploser le cours de ce poisson en bourse. Il faudra alors débourser des millions à ses requins pour pouvoir se taper un thon. Quand on dit que manger du poisson rend intelligent...On peut douter vu la vision court terme de ces escrocs piscivores.
Il ne s'agit pas là de la défense de pauvres petites bêtes par des militants aquariophiles gâteux, mais de la défense de l'espèce la plus menacée en cas de disparition de ces espèces piscicoles: l'homme. Rappelons que le thon rouge est un carnivore qui dévore d'autres congénères aquatiques, que son extinction entraînerait donc une explosion des espèces qu'il consommait jusque là et pas forcément comestibles par l'homme. En conséquence de ce déséquilibre du biotope aquatique, un appauvrissement voir une disparition de notre garde manger sous-marin à une échéance plus ou moins rapide. Avec nous, en bout d'une chaîne alimentaire vouée à la disparition, il y a fort à parier que nous subirions la même issue fatale, mais avec un court de bourse en pleine hausse. CQFD.
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